Images de femmes
Femmes, femmes, que vous êtes belles.
Votre chevelure souvent rousse, se mêle
Aux sentiments, d'attente, de curiosité,
D’une boite de Pandore, qui les aurait attirées
La beauté de vos gestes, celui de votre corps
Ensorcelle mon âme, et guide mes pas
Vers le monde magique qui reste encore
Sur les chemins que je suis pas à pas
Dans la forêt de Brocéliande, là bas.
Chaque fleur, chaque mouvement sont une danse
Me transportent vers le rêve, quelle chance.
Le regard émerveillé, d'une petite fille
Regarde cette nature, si belle,
Jusqu'au miroir où la belle
Se mire, comme l'oiseau dans l'eau.
Lamartine, s'est égaré sur le lac
Ainsi que Ronsard et les roses
L'amour courtois aussi se pose
Délicatement sortant de son sac
Quelques vers pour nous enchanter
Nous faire rêver, à cet amour
Que j'attends toujours.
Ce poème fut inspiré depuis Q/R de Yahoo, et Herculine.
La question : Que vous inspirent ces images préraphaléites?
C’est dans l’air
De voir mon 360°
Se retrouver à terre
C’est dans l’air,
Que cela ne manque pas d’air
Et l’aigle pourtant
Vole d’aire en aire
A tire d’ailes.
Air, comme dans “roucouler”
Air, comme dans “vradrouiller”
Vais-je manquer d’air,
Ne plus pouvoir respirer ?
Ce n’est pas l’air de la chanson,
Et mon inspiration
Ira rechercher un petit air de musique
Qui viendra me faire la nique.
Un poème inspiré sur Q/R de yahoo dans la rubrique poésie, en réponse à une question de Iloa.
Source de l’image : Le net
Vous pouvez me retrouver dans l'espace : http://filamots.wordpress.com
Marguerite
Ah ! la pauvre marguerite ainsi effeuillée
Que peut elle donc dire devant l'amoureux ?
Aïe tu me fais mal, arrête de tirer mes cheveux ?
Ah la pauvre marguerite ainsi effeuillée
Par une âme amoureuse, pensant à l'amant
Croyant ainsi le sort déjoué
Ah la pauvre marguerite ainsi effeuillée
Je t'aime, un peu, beaucoup, à la folie
Certes doit-elle se dire, étrange alchimie
Que ses doigts qui palpent les petales
Les regardent, les broient jusqu'au coeur
Il restera dans la main qui tient la fleur,
Que le centre, d'une marguerite effeuillée
Dont les pétales se retrouvent à terre
Gardant encore leur mystère.
freesia-petale : mai 2008
Source de l'image :http://www.ricphotography.fr/index.php?showimage=106
De pieds et de vers
Lui : Je pense qu'il faudrait à ce vers au moins 8 pieds
Elle : Tu crois ?
Lui : Oui cela serait plus équilibré
Elle : Bon, je réécris le vers avec 8 pieds. Mais un verre à 8 pieds cela n'existe pas. Je ne comprends pas.
Lui : Non, tu ne comprends pas ? C'est pourtant simple je réexplique
Elle : Car en fait ce soir j'ai un dîner, et à table, je devrai songer à mettre les beaux verres à pied, reçu de ma grand'mère, la pauvre, elle les aimait tant.
Lui : Lorsque tu écris un poème, tu as différentes variantes.
Elle : Ah ? oui tu dois avoir raison. Donc pour revenir à mon dîner, tu crois que la nappe bordeaux, serait jolie à mettre ? Et les pieds de chaises, tu ne trouves pas qu'il faudrait mettre quelque chose en-dessous, car ils font tant de bruit.
Lui : En fait, il faut garder l'équilibre, dans la poésie, que cela soit chantant, un peu comme l'accent que l'on a en naissant......
Elle : Avec toi je ne puis jamais rester sérieuse. D'ailleurs, cet après midi, tu as tondu la pelouse ? Car il était temps, avec toute cette pluie, les merles se sont régalés, à manger tous ces vers sortis de terre pour l'occasion.
Lui : Mais oui tu sais bien, je vais t'expliquer cela clairement, car je vois que tu n'as rien compris. Il y a les alexandrins qui ont 12 pieds.....
Elle : Oui oui je sais tout cela, tient à propos, tu n'as pas vu le pied de la lampe par hasard, le pied vert ?
Lui : Ensuite un excellent exercice qui sont les acrostiches, tu sais toi qui aime tant les faire.
Elle : Oui oui, mais j'ai pas le temps là, va falloir bientôt dresser la table. Les invités vont arriver.
Lui : Mais non pas tout de suite, ma chérie, vient près de moi, j'ai quelque chose à te montrer
Elle : Quoi quoi, mais laisse moi tranquille, avec ton pied tout nu là entre mes jambes.
Lui : Vient sur le canapé, avant d'en manger, et prenons ensemble du bon temps.
Elle : Oh la la ces hommes tout de même toujours à penser à la bagatelle alors que j'ai encore des pieds de verre à nettoyer.
Mais elle ne put plus dire un seul mot car il lui avait pris les lèvres goulûment, histoire de peut être prendre à deux leur pied.
Ce fait-divers a une histoire. Sur un site de poésie, un poète voulait absolument enseigner comment faire avec exactitude et rigueur de la poésie en respectant tout.
Je suis quelqu'un de rebelle, et préfère faire de la poésie de manière hum hum, comment vais-je dire ? Bref vous le lirez bien ! Il n'arrêtait pas ainsi de faire des remarques assez instructives, qui m'a donc permis de créer en réponse ce texte ci, qu'il n'a jamais lu, je pense ! ;-)
Je n'ai pas mis de photo, impossible, avec le jeu de mots.
Le fil
Il avait tenu qu’à un seul fil, que ce soir il ne vienne pas lui rendre visite.
Elle avait attendu, en filant telle Pénélope derrière son ouvrage, le bruit de son pas dans le couloir.
L’automne tirait à sa fin. Et ce soir elle avait faim de lui.
Dévidant et filant comme disait Ronsard, elle se souvenait de leurs
nombreux ébats, ici dans cette petite chambre où unis l’un à l’autre,
ils avaient créé ensemble leur histoire.
Elle n’avait guère eu du mal à se défiler devant le savoir faire-faire de son amant.
Il était entré là, la chemise entr’ouverte sur son torse, la mine détendue, et souriante, presque conquérante.
Elle s’était précipitée dans ses bras, à sa vue, perdant ainsi le fil
des ses idées principales et se laissa aller à cet amour, cette
tendresse qui l’envahissait à ce moment.
Il savait y faire le bougre, de ses doigts et de ses mains.
Celles-ci en parcourant d’emblée son corps arrondi, la faisait frissonner, sous ses caresses.
Ses doigts s’enhardissaient et les siennes s’étaient aventurées vers un
vêtement qui lui donna du fil à retordre. Et oui mon ami, lui dit-elle
en souriant, il n’y a pas que nos sous-vêtements qui peuvent donner du
souci. Elle aimait être avec lui quelque peu amusante et coquine.
Le lit n’était pas loin, et sur le couvre-lit bien tiré où ne
dépassaient aucun fil, ils continuèrent ainsi le fil de leur histoire.
Elle avait faim de lui, et lui d’elle. C’était en
quelque sorte, à l’époque une passion qui les entraînait mutuellement
au fil de l’eau vers les rivages insoupçonnés de la passion.
D’un baiser bien appuyé il voulu d’emblée, la faire sienne. De ses yeux
rieurs, elle aimait ses petits jeux quelque peu coquins tellement
entendus entre eux, tout cela sans paroles. Ils s’étaient connus si
longtemps.
Lui ayant défait ses derniers remparts tout en
dentelle, il pu ainsi la regarder à loisir, et dans ses yeux y voir
briller des fils d’or, qui s’estomperait bientôt sous la montée du
désir. Il le savait.
Ah ! Quel bonheur d’être là, l’un près de
l’autre, ensemble, et de jouir des instants en laissant le fil du temps
s’estomper le plus lentement possible. Le tic-tac de l’horloge au coin
de la cheminée, seule musique accompagnatrice de leur mélopée
mutuelle.
Il devrait bientôt repartir, il le
savait. Son métier ne lui permettait pas de rester trop longtemps
auprès d’elle, son amante tant aimée.
Alors pour ne pas perdre
le fil de ses pensées, il plongea dans son intimité pour y déguster cet
élixir délicieux, qu’il aimait tant, épicée, accompagnant finement avec
des gestes, l’amour qu’il ressentait pour elle. Découvrir et effeuiller
cette orchidée, de ses doigts, ou du bout de la langue, se faisait
ainsi sans mots, dans des soupirs ou des mots d’amour si longtemps
tus.
Elle aimait aussi se perdre et en guise de préliminaire
prendre cette ultime gourmandise, ce phare qu’elle aimait tant, boire
jusqu’à la lie, les prémisses de son plaisir en dégustant ces quelques
gouttes qui filent parfois, et du bout de la langue se prennent perle à
perle, pour se fondre dans sa gorge.
Au fil des jours elle s’était imaginée cette scène là, tant de fois, avec tellement de désir.
Et puis voilà, ils étaient là, tendrement, passionnément enlacés, à en perdre la raison.
Leur union, fut intense, et non furtive, même si de manière
humoristique, il disait souvent avant de partir : « Mon amour, je file
à l’anglaise ».
Elle cria entre ses bras sa jouissance, et il
lui offrit ses soubresauts et son désir en de nombreux spasmes
libérateurs.
Lorsque le calme fut revenu elle sut qu’en ce jour,
cet intermède là était fini jusqu’à sa prochaine visite qu’elle
attendrait au fil du temps.
C’est avec un sourire
que bien plus tard, elle lui dit au-revoir, sur le pas de la porte, il
avait son balluchon sur le dos, et se devait de filer à toute vitesse
vers le navire qui l’attendait pour partir vers les destinations de sa
profession.
C’est dans un baiser qu’elle lui transmit tout ce qu’elle avait envie de lui dire du fond de son cœur.
freesia ® octobre 2008
Sources de l'image : http://szlachta.unblog.fr/2007/10/30/fil-deau/
A la terrasse
Je bois à la terrasse d’une taverne, une délicieuse tasse de chocolat. L’air respire des odeurs printanières. Au moment où je lève vers ma bouche ce breuvage délicieux, mes yeux croisent ceux d’un homme assis légèrement en biais de ma table, plongé dans la lecture d’une revue. Le temps que nos regards se croisent et je continue ma dégustation.
Le soleil est encore haut dans le ciel, en plein après-midi, je me suis arrêtée dans un petit village.
Sur la place où se trouve l’établissement, de grands tilleuls étalent leurs feuillages dans toute leur première verdure. Au milieu une sculpture lance des jets d’eau et fait entendre un joli murmure de fraîcheur. Sur le bord de cette fontaine des enfants jouent et s’amusent avec un ballon qu’ils plongent avec allégresse dans l’eau qui rejaillit sur eux, et j’entends leurs éclats de rire.
Mon regard à nouveau et comme par magie croise à nouveau les yeux de cet homme. Il me regarde avec insistance. A ce moment là j’aurais pu terminer ma boisson, régler la consommation et m’en aller. Mais non, irrésistiblement je me laisse entraîner dans ses yeux bleus, dans ce regard clair et souriant. Car oui sur ses lèvres se dessine un merveilleux sourire auquel je ne peux que répondre. J’ai le soleil dans les yeux, je suis éblouie. Mais non par l’astre déjà chaud pour la saison, mais par ce regard si profond et insistant qui vraiment m’intrigue. C’est peut être ce qu’il recherche susciter ma curiosité. Moi je me sens flattée et amusée, et je me dis que nous n’allons pas rester ainsi à nous regarder sans prononcer un seul mot. Mais il ne bouge pas et referme sa revue.
Il me lance un autre regard et à ce moment là quelque chose se produit, mon cœur se met à battre plus fort, pour une raison que je ne m’explique pas, je me sens désarçonnée, éperdue, et pour prendre une contenance j’appelle le serveur pour lui demander de régler l’addition.
Mais l’homme à la table a entendu mon appel et se lève. Je suis troublée, et je le vois s’avancer vers moi, avec toujours ce sourire aux lèvres si éclatant, si émouvant.
Je dois convenir que ce que je ressens est tout à fait inhabituel et nullement préparée à ce que je vais pouvoir bien dire.
Il se dresse dos au soleil, et me demande, avec beaucoup de chaleur dans la voix, si j’accepte une autre consommation en sa compagnie.
Ma foi me dis-je avant de lui répondre, je ne risque rien, la terrasse est bondée, et c’est un lieu public.
Et c’est dans un murmure, mais souriante que je lui réponds :
- Je crois que nous ne nous connaissons pas n’est ce pas ?
- Non me dit-il, mais est ce nécessaire ? Toujours ce sourire aux lèvres, accueillant et en même temps rempli de mystère.
Entre temps le serveur est revenu avec l’addition, et mon interlocuteur recommande deux boissons fraîches.
Je me sens confuse, et lui demande ce qui l’intéresse dans la revue qu’il lit, histoire de meubler le silence qui s’est installé entre nous. Il me raconte qu’il aime les fleurs, et à ces moments perdus jardine. J’aime cette idée d’imaginer toutes ces jolies couleurs qu’il peut faire jaillir de terre.
Mais cette fois-ci je ne peux plus échapper à ce regard qui est là en face de moi, et qui me regarde droit dans les yeux. Je vois dans l’attention qu’il me porte, passer une interrogation, puis il regarde autour de la place où nous nous trouvons pour à nouveau tourner son visage vers le mien.
Pendant un moment je frissonne. Cet homme suscite en moi un certain vertige, et mon intuition me dit que le moment est important. Il s’incline, vers moi et d’une voix chaude et tendre, me dit :
- Je viens de tomber amoureux de vous !
Je reste sans réaction. Je ne le connais pas. Et pourtant mon cœur bat si vite. Le sang afflue à mes tempes, et j’ai soudain très chaud. Je le regarde droit dans les yeux, lui souris, et lui réponds :
- Le soleil brille, c’est le printemps, et je vous dis oui !!! Moi aussi !!!!!
Avril 2005
Image provenant du site : http://www.matouraine.fr/
Il faut être belge pour le comprendre, mais c'est tout de même très marrant. Moi j'ai ri jusqu'aux larmes, car tellement vrai pour nous les belges.
Je souhaiterais dire merci pour tous ceux en attente de lecture, et les réponses que pour le moment je ne puis pas faire, par manque de temps.
A chacun de vous, et qui font partie de ma communauté, de mes contacts, d'amis virtuels, très proches, et un peu moins, je vous souhaite à tous, quelles que soient les circonstances de votre existence présente, la maladie, la solitude, la joie, et aussi la vie faite de petits bonheurs à ramasser les uns après les autres, une année 2008 pleines de promesses et d'échanges fructueux sur la toile. (un petit clin d'oeil à ceux ou celles qui ont déjà lu ce message quelque part....)
Je vous embrasse tous en particulier, et en toute amitié.
Geneviève-freesia.


on Pour commencer la journée en fanfare !